E.

avril 9, 2020 1 Par Laurent Roux

Photo par Bernard André phonographie
Modèle Eddy 

C’est aujourd’hui, on s’était donné rendez-vous avant ce confinement. Il s’appelle Eddy, je ne sais pas quel âge il a, à vrai dire : je m’en fous. Il n’habite pas à côté, mais c’est pas vraiment loin en train. On a commencé sur cette appli que tout le monde déteste, mais qu’on allume à 3:00 du mat’ un samedi soir. On va sur Grindr quand on a 4 grammes et qu’on a la dalle. Sinon, c’est pas la peine, on a inventé la méchanceté nous les gays. Donc fallait bien qu’on soit aussi à la pointe avec une appli de drague. Faut se protéger et surtout pas perdre de temps.

Comme à chaque fois j’envoie 15 messages, à des petits, des grands, des musclés, des un peu moins, des pas du tout, mais surtout avec des poils.

Depuis ils se sont tous rasé les cheveux ces cons là ! Vivement que ça repousse, on ne va pas se trimbaler avec un masque et en plus une tête rasée ! Quoique, ça va à certains maintenant.

Eddy m’a pris un billet de train pour aller le voir.

Je prends mes affaires, je me fais un lavement. Pas LE lavement du parfait passif, mais un lavement correct. Celui où je peux avoir confiance. Il va faire chaud aujourd’hui. C’est avril. On a beaucoup discuté lui et moi depuis ce confinement, par messenger. J’ai l’impression de sentir sa queue à travers l’écran tellement on se la montre en photos et en vidéo. J’ai l’impression et surtout j’espère que c’est plus ou moins pareil pour lui.

J’arrive en gare avec mon billet de train, mon autorisation bidon. J’espère que ça le fera sinon, je suis bon pour l’amende. Fils de chien.

Le trajet se fait un peu dans le stress mais j’arrive en gare de Mons, Belgique, sans souci.

Il m’a dit qu’il venait me chercher. J’arrive sur le quai de la gare. J’avance avec les 4 passagers. Il est là, à côté de la borne. Il a mis ses lunettes de motard, ce t-shirt blanc éclatant, ce short en jean parfaitement coupé et retroussé à hauteur des cuisses . Il a des cuisses très musclées et poilues, que t’as envie de manger dès que tu passes le regard dessus.
Il savait qu’en mettant ses chaussettes blanches Adidas à trois bandes horizontales, il allait faire ce que j’ai toujours réclamé. Le voir à poil, en chaussettes, en bandant comme un beau mec avec qui ça sera humide.

J’avance vers lui, les mesures barrières nous interdisent de nous jeter l’un sur l’autre. J’ai déjà un motif de voyage bidon, on ne va pas provoquer la cavalerie ici.

Je lui lance un « Bonjour Eddy, ravi enfin de te rencontrer ; on peut pas s’embrasser, mais j’en ai très envie. »

Il me répond un truc semblable, j’arrive pas décrocher de son énorme barbe grisonnante. Je rêve de lui sauter dessus et de passer ma main dans ses poils. Il parle, je pense que j’ai l’air très bête à pas l’écouter parler et de tout faire pour qu’il croit que je suis là.

Je lui dis que j’ai envie de pisser et que j’aimerais bien qu’on aille chez lui.

On sort de la gare, on va sur la gauche, y’en a pour 20 minutes de marche. Il faut beau, c’est agréable.

J’arrive pas trop à le regarder il me rend vite rouge avec son charme incroyable et cette assurance énervante. Il a tout du Daddy très rassurant et pédant.

Il me dit de le suivre, on arrive dans une cour d’immeuble avec une allée de garage. Je comprends alors ce qu’il veut faire. Je le vois chercher un endroit discret. C’est un con de faire ça en plein confinement, les gens dénoncent tout le monde, alors deux mecs qui baisent.. Mais j’en peux plus de sa tête de mec qui veut me baiser. Il me fait trop envie, il transpire sous les bras, ça commence à me rendre fou.

Il prend ma main et m’amène vers un renforcement d’une entrée de cave. C’est en béton. Y’a 8 marches, personne ne peut nous voir à priori.

Je descends les marches en premier, ça sens la pisse. C’est pas hyper crade. Ça va. Deux canettes de 8.6 vides et un gobelet macdo. On a connu pire. Tous les mecs pissent dans ce genre d’endroit. On est des porcs parfois avec l’endroit où l’on s’oublie.

Eddy me retourne et me plaque au mur. Il est à température ambiante. Il me regarde et me dit : « Tu peux arrêter de répondre à toutes mes questions par un – oui oui – t’es insupportable ! Maintenant, je vais te montrer comment répondre clairement. D’accord ? »

Je suis complètement figé, je lui prends sa casquette noir Adidas et la pose à l’envers sur ma tête pour lui faire comprendre que j’étais bien d’accord.

Il me regarde avec ses yeux un peu rougis par le cannabis. Il sent le mélange de tabac et de transpiration. Ça lui donne un air de pirate avec ses tatouages sur les bras. Un gars qui fait la bagarre. 

C’est assez tendre comme moment, il s’approche doucement de mon visage. Pose sa main gauche sur mon plexus solaire. Il attrape mon cou avec sa droite. Je n’arrive pas à attendre, je me fais tout petit, j’ai l’impression qu’il va me manger avec sa bouche épaisse. Il résiste, j’y arrive pas, je veux l’embrasser, je tente trois fois, il se laisse enfin aller. J’ai bien compris son rôle maintenant. Qu’il va falloir négocier et se plier.

On se mange littéralement le bouche et la langue, nos salives s’entremêlent en même temps que nos barbes se rencontrent. C’est lui qui m’embrasse maintenant , il a plus de force, il me domine complètement avec son bassin qu’il frotte en même temps que les coups de langue me rentrent dans la gorge. Je touche ses pectoraux, je sens ses poils sous son t-shirt. Ça fait un bruit que j’adore entendre. Ça a l’air doux et épais à la fois.

On ouvre nos yeux parfois, on se décolle la bouche, on sourit et on reprend. Je sens qu’on bande tous les deux maintenant. A travers nos shorts. J’ai la bite humide par le voyage et l’excitation. Il m’a dit de ne pas changer de slip blanc. J’ai mis un training noir, il peut y glisser ses phalanges tatouées. Il saisit mon paquet, il sourit, rassuré que je ne sois pas indifférent. Il presse ma bite. Ça me fait expirer de plaisir.

Il serre plus fort ma bite à travers mon slip. Le monte de haut en bas. Je saute à son cou pour l’embrasser, il en profite pour déboutonner son short en jean. Je vois des poils sortir de son caleçon. Des poils noirs et frisés. C’est vertigineux. Je m’agenouille directement. Je le regarde avec des yeux émerveillés, lui demande si je peux y aller. Il sourit en coin. Il me demande d’ouvrir ma bouche, il crache dedans, à vue plongeante. Puis il me dit avec sa voix un peu grave : « Fais-toi plaisir maintenant »

Je plonge ma main dans cette touffe de poils, son caleçon fait une bosse où le gland est comprimé par le tissu. Il y a une goutte qui tache et rend le tissu transparent ; je peux deviner son gland à travers, j’embrasse et lèche ce jus. Il est salé, ça sent la bite. Lui ne s’est pas lavé. Il savait que ça me plairait.

Je pose mes mains sur ses chaussettes comme pour me mettre dans les starting-blocks. Je glisse deux doigts dans ses chaussures, c’est brûlant. Je porte ces deux doigts à mon nez, pour vérifier qui est la véritable identité de ce bel Eddy. Si c’est le genre de gars à porter du linge propre ou à s’en foutre.

Il est bien celui que j’avais imaginé. Il sent bon, l’odeur de ses baskets me rend incontrôlable, j’en ferme les yeux, Eddy saisit mon cou, enlève une chaussure. Son pied sur mon visage, je sens l’humidité de sa chaussette me coller la bouche, le nez et les yeux. L’odeur est puissante, ma bite se raidit. Je couine de plaisir. Il sourit.

Je prends l’initiative de baisser son calbut, sa bite claque sur son bas ventre comme un ressort. Elle n’est pas trop grande et pas trop grosse. Les mecs comme ça sont parfois complexés par leur bite, lui non parce qu’il sait que j’aime la bite et que j’aime déjà sa bite. Je le lui dis très souvent.

Je renifle le gland, ce type a toutes les odeurs parfaites sur son corps. C’est tantôt musqué, salé, ça sent l’ammoniaque, les chaussettes sales, le sperme séché. Il s’est d’ailleurs branlé avant de venir.

Je prends sa bite en bouche, il lève son t-shirt, son caleçon n’est plus que sur un pied. Il enlève son autre chaussure, il est comme je voulais le voir au début. Fier, planté dans le sol, la bite dure et me demandant de le sucer. C’est vulnérable un mec dans cette position. Je contrôle le temps.

Je me mets sur les genoux, le sol m’égratigne la peau. C’est pas grave, je vais me mettre au travail. Je ne lèche pas, je suce directement, on n’a pas trop le temps de faire dans la broderie.

Des sons de plaisir sortent de sa bouche, il me guide avec sa main. Ça m’aide énormément. Il m’accompagne beaucoup. J’apprends, je prends des initiatives, il apprécie. Il se retire, il crache un plus gros volume de salive dans ma bouche. Sa bite est beaucoup lubrifiée. Parfois ça coule sur mon training et laisse des traces.

Il me force de plus en plus, ça tape dans mon palais. Et parfois ça me donne un haut le cœur. J’ai les yeux humides, comme un bon petit toyboy en plein travail.

Il me dit que ça lui fait du bien mais que c’est à son tour de bosser et que je dois me lever.

Il me lève, il enlève son t-shirt, le pose sur ma bouche. Il glisse sa main entre mes fesses, m’attrape par les couilles et me fait cambrer. Mais mains, par réflexe, tombent du mur. Il m’a fait une prise de sport de combat, je ne bouge plus. Il enlève son t-shirt de ma gueule, il introduit son index et son majeur dans ma bouche. Enlève sa main de mes couilles pour venir enfoncer ces doigts en moi. Ça me donne une légère douleur, la pression est un peu forte. Mes sourcils se froncent, il y va plus doucement.

Il me doigte en crachent régulièrement dans le creux de la main qui entre et sort de mon cul.

Je lui dis d’arrêter. De venir me baiser avec sa queue encore lubrifiée.

Il s’arrête, son bras gauche, poing fermé, m’entoure le cou et me bloque. Sa main est sur ma queue qui produit beaucoup de mouille. Il glisse son pouce dessus. Masse légèrement, et me fait lécher. Ça a visiblement l’air de le rendre animal. Je suce son pouce, je tète droit dans les yeux. Il écarte mes jambes avec ses pieds.

Il va m’enculer. Il entre avec brutalité, ne bouge plus et pousse un râle, sa main me branle en même temps. Je sors un son médium de ma gorge. Mon plaisir s’entend maintenant. Il ne commence pas doucement, ses doigts m’ont déjà ouvert.

Il me saute.

Il fait de longues sessions où il m’encule et me fait déculer rapidement, il est puissant dans ses gestes. Il s’avance de mon oreille. Il est obscène et pervers. Me traite de Salope et de Petit Prince à la fois. Il me dit que je vais jouir du cul avec sa bite qui me baise. Qu’il va me faire décoller et que personne ne peut m’entendre ici. Que je peux couiner comme une pute.

Le timbre de sa voix est entrecoupé de râles, je ferme les yeux, je l’embrasse la tête tournée. Mes mollets se raidissent, il tape là où ça fait du bien. Je suis ouvert et je pousse sa queue avec les muscles de mon cul. Comme pour le mettre au défi d’aller plus loin. Plus fort, plus intensément. 

On transpire, on est rouge.

Il presse davantage ma bite, ses coups de rein me masturbent le sexe en même temps. Ça m’excite. Je n’arrive plus à me contenir, j’en tremble, il me dit de me laisser aller. Qu’il me trouve terriblement beau. Il m’enlace et ne me lâche plus.

Je sens mon intérieur chauffer, mon cœur s’accélérer, il le sent. Ça l’excite tellement qu’il n’arrive plus à se maîtriser, le rythme commence à être habité par les nerfs qui lâchent. Il me dit qu’il doit éjaculer en moi. Qu’il veut me faire un enfant. Je l’en supplie. Il jouit. Fort. Intensément. Au fond, là oui il tapait son gland au plus loin de mon intérieur.

Il est essoufflé, reprend vite ses esprits.

Il m’embrasse, je continue à me branler. Il enlève ma main, c’est toujours lui qui décide. J’aime les mecs comme ça, qui ne sont que satisfaits parce que l’autre a pris aussi son pied.

Je jouis, mes mains se crispent, ma queue spasme dans la sienne. Il la regarde et se précipite pour aller à mon jus qui s’éclabousse dans tous les sens. 5 ou 6 jets long et gras. Je ne me suis pas branlé depuis 4 jours. Il me lèche jusqu’à la dernière goutte. J’ai toujours les yeux fermés, il me matte. Il aime ça.

On se remet face à face, il a du sperme sur la lèvre. Je l’embrasse, je découvre qu’il n’a rien avalé. Tout est dans sa bouche. Je l’embrasse de plus belle. Ma salive, la sienne et mon sperme forment un seul liquide. Je lui lave la bouche avec ma langue et mes doigts. Je lui dis que j’ai envie de pisser et que ça devient pressant.

J’arrive enfin à l’écouter parler.

Fin de la première partie.