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avril 8, 2020 2 Par Laurent Roux

Photo Sébastien Jean Charles, Illustration Joff Tekmeister

Il a fait moche toute la journée aujourd’hui. Ce crachin nantais habituel de mars. Il fait froid. J’ai terminé ma journée au boulot, je file à la piscine me détendre. Mon boss était vraiment un gros con. ou Celui qui me donne des injonctions contradictoires à longueur de journée

 

Je vais à Malakoff ou à Gloriette ? Celle de Gloriette est plus proche de chez moi, et puis il fait chaud dedans.

 

J’entre dans cette grande piscine où le mobilier est encore jaune. Qu’est-ce que c’est moche le plastique jaune comme ça. Je vais dans les vestiaires, y’a foule ce soir. Tout le monde s’est fait chier au boulot visiblement et a envie d’évacuer. J’entre dans une cabine, j’entends beaucoup de voix. Ça sent un peu les pieds, la transpiration et le chlore. J’aime cette odeur. Ça a légèrement tendance à me faire bander.

 

L’idée de tous ces mecs qui enlèvent leurs chaussettes de sports. Je pense à ça quand je me change. A ceux qui sont passés avant moi dans cette cabine. J’aurais aimé être minuscule rien que pour les mater. Parfois je me convainc qu’au moins un gars s’est branlé ici.

 

Je file à la piscine, je fais des longueurs à m’en faire mal. Je pousse le mental pour passer toute la rage de la journée. Je sors. Je suis épuisé, j’ai les abdos, les jambes et les épaules en feu. Je tape ma tête pour enlever l’eau dans mes oreilles tout en me dirigeant au vestiaire pour boire.

 

Il n’y a presque plus personne. Il me reste une heure. Ça va.

 

J’entre dans le vestiaire, heureusement qu’ils ont mis le chauffage à fond. Je bois de l’eau. Un mec passe derrière moi. Il se dirige à la douche. Il se retourne, s’arrête et plante son regard dans le mien Il est blond aux yeux bleus, il est massif avec un corps bien ferme. Putain, il est beau ce con. Quelle assurance ! J’ai un choix à faire maintenant, le suivre ou me dire que c’est le genre d’hétérosexuel qui va t’en coller une parce que c’est pas un Pédé. Il n’a pas l’air vraiment aimable. Mon choix est vite pris je fonce, on verra.

 

J’entre, il est là. Nu. De dos. Je prends la douche à sa droite. L’eau est très chaude voir un peu brûlante. J’enlève mon slip de bain. Je n’ai jamais compris les mecs qui se savonnent la bite à travers un slip de bain en lycra.

 

Je le regarde se savonner, il enlève lui aussi son slip. J’ai une érection, celle qu’on peut pas maîtriser. Je souris.

 

Il vient de comprendre que j’avais bien remarqué tous ces tatouages. Je souris encore pour lui faire comprendre que j’ai peur de rien même de sa présence imposante.

 

Il avance vers moi, s’agenouille. Je vois son cul cambré. C’est fou cette chute de reins, ça me donne le vertige. J’avance vers lui, pose ma main sur sa bouche pour l’ouvrir. Il me regarde et me dit qu’il est discret, me montre l’anneau à sa main gauche. Ce détail m’a rendu dingue. Les mecs mariés sont parfois de belles surprises. Je lui ouvre la bouche. Il empoigne ma bite dans sa main droite.

Il sort sa langue pour lécher la peau de mon gland. Ça me raidit de plus en plus. Ma bite devient dure. Je le laisse me découvrir avec ses mains pour admirer mon gland. Je le regarde, pour lui dire de prendre son temps. J’aime qu’un mec me suce et qu’il va devoir faire ça bien.

 

Il commence à jouer, il serre, relâche un peu. Il tape mon gland sur sa joue. Je vois qu’il aime ça ; la bite. Ça se voit dans son regard malgré l’eau de la douche ne facilitant pas l’ouverture de ses yeux. Je décide de poser mon dos sur le carrelage et de plonger mon sexe dans sa bouche. De le tenir par les cheveux. De le guider, il a l’air de pas vraiment savoir sucer. Il va devoir apprendre. Je le fais sucer doucement, il commence à comprendre qu’il faut maintenant m’écouter et me suivre. Ça m’excite tellement qu’il soit marié. Sa femme hallucinerait si elle voyait son mec me sucer. J’enfonce ma queue qu’il aime maintenant. Je le prends, mes pectoraux se contractent à chaque va-et-vient. Il aime les mecs le beau blond, ça se sent Il se débrouille de mieux en mieux. Il commence à maîtriser ses va-et-vient. C’est très humide, il salive beaucoup. J’ai envie d’en profiter et d’arrêter la douche. Il se met à l’attaque, j’arrête de le guider. Il a faim, je crois qu’il veut que je jouisse. Que ça l’honorerait de s’être donner tant de mal.

 

Il commence à aller de plus en plus vite. Mon corps commence à ne plus se maîtriser. J’ai vraiment trop chaud. Je transpire, des gouttes de sueur roulent sur le long de mon front. Parfois je les essuie, parfois je les laisse. Ça me permet de me laisser aller à mon plaisir, de me faire sucer par un débutant.

 

Ses mains me touchent. Elles caressent l’arrière de mes cuisses, le ventre, le pubis, elles montent et descendent, c’est mon point sensible, j’ai l’impression que mon basin s’ouvre à lui. Il sert ma cheville avec sa main. Comme si c’était la clé de mon plaisir et que je lui appartenais. Il sent que quelque chose s’est passé. Ça l’excite. Je n’avais pas remarqué mais il se branle. Sa queue est grosse. Il commence à gémir. Ça me met dans un état où je commence à trembler. Mes cuisses aussi.

 

Je crois vraiment que je vais venir. Je le lui dis.

On se regarde avec les yeux froncés. C’est de plus en plus dur de lui résister, ce mec suce tellement bien maintenant, toute ma bite entre dans sa gorge. Je le sens à moi. Je lui dis que je commence à venir.

Je crois vraiment que je vais venir. Que maintenant c’est à lui de décider.

On se regarde avec les yeux froncés.

Je tremble, je monte, ça y est c’est là, il veut que je le remplisse de foutre. C’est maintenant. Ma tête explose, mes mains tiennent sa tête pour rester à me soulager dans sa gorge, il semble avoir du mal à encaisser mais ce n’est plus mon problème. Son choix est fait.

 

 

Il avale. Ça le rend dingue, je le laisse me sucer, et se délecter de la dernière goutte, ma queue se dégonfle, je veux qu’il jouisse avec mes couilles complètement vidées par lui. Je veux qu’il embrasse son travail. Il convulse, ça arrive. Il va de plus en plus vite. Je lui roule une pelle pour le remercier. C’est ça. Il aime ça se faire embrasser. Il attrape mon cou, je m’agenouille. Il éclate. Son jus est puissant, il explose sur mon torse poilu. Il respire fort, reprend ses esprits.

 

 

Il se lève, on se sourit et il me glisse un rendez vous mercredi.

 

Il part.