V.

mars 30, 2020 0 Par Laurent Roux
Photo : Victor GO

J’attends que tu ouvres cette putain de porte, je vérifie mon haleine en attendant. Tu ouvres. Je monte les marches 4 par 5. C’est long 5 étages. Mais j’ai tellement envie de te voir.

J’arrive tout transpirant, je suis essoufflé à la porte. Je reprends mon souffle les mains sur mes genoux. Je frappe, tu ouvres. Tu es beau comme d’habitude.

Tu es habillé avec ce jeans qui montre toutes tes formes. Tu as ce t-shirt d’activiste sous le pull que je t’avais laissé. Tu portes ces chaussettes blanches. Tu sais que je résiste pas aux chaussettes blanches. Je saute littéralement à ton cou. On a 14 ans. Ma main dans tes cheveux, ma langue dans ta bouche et mes deux jambes sur tes hanches.

Tu fermes la portes comme tu peux, elle claque. On rit, on tombe sur le tapis à côté de ton lit. Tu es dos au sol, je suis à califourchon sur toi. Je tremble. Je tremble d’envie.

Tu m’attrapes par le col de ma chemise et tu me dis dans le creux de l’oreille avec cet accent qui te caractérise : « je ne me suis pas lavé, comme tu me l’as demandé ».

Je t’embrasse, mes mains veulent te toucher partout, ta nuque rasée, ta barbe soignée fait des étincelles avec la mienne lorsqu’elles se rencontrent. Nos corps dansent. Tu as mis de la musique. Tu sais ? Jorja Smith. On danse au sol. On se frotte fort. De plus en plus fort.

J’enlève ce pull, le t-shirt vient avec. Tu es si beau, j’en crève de joie tellement ce corps est beau. Tu es musclé, tu es bronzé et tout tatoué. Je te regarde, je te mange du regard. Je touche ces pectoraux contractés puisque tes mains sont sur le haut de mon cul.

Tu me retournes, pour que je me retrouve à cette place, celle où mon dos écrase ton tapis. Tu me prends les mains au dessus de ma tête, tu danses sur moi. Avec une autre main tu déboutonnes ton jeans, puis le mien. Ma chemise tu la laisseras. Tu aimes ça que je sois encore un peu habillé.

Je sens ton sexe dur, très dur dans ton slip. Il fait vraiment chaud. Soudainement, tu t’assoies sur le bord de ton lit. Les jambes ouvertes, ton sex en érection dans ton slip noir, une tache apparente se forme. Tu me dis de venir entre tes jambes sentir cette odeur dont je raffole. Tu souris puisque tu sais que tu as gagné et que je vais m’exécuter.

Je touche cette bosse dure, j’hume ce parfum musqué qui est ta carte d’identité. Je glisse ma main dans mon slip, je commence à me masturber. Tu sors ton sexe. Il est gros, et long. Il est foncé puisque tu viens d’un pays du Sud du globe. Il est légèrement courbé. Je commence alors a te regarder, d’attendre le moment où tu me feras signe d’y aller. Tu prends ton sexe entre tes mains, tu le frottes à mon visage comme pour marquer ton territoire avec ton odeur. Je l’embrasse lorsque tu le fais passer par ma bouche.

Ce moment arriva, tu enfonces ton sexe dans ma bouche, tes deux mains sont sur ma tête, c’est toi qui visiblement a envie de me montrer comment tu veux être sucé. Je n’ai aucun mouvements de liberté, je suis sous ta direction. Je m’étouffe souvent, des larmes apparaissent, ce sont des larmes de plaisir. Tu les sèches avec tes pouces, puis nous recommencerons. Tu te lèves, tu bloques ma tête. Ton bassin fait des va et vient, très fort. Tu danses. Cette fois, c’était la dernière.
Tu me prends par les mains, tu m’allonges sur ton lit, tu lèves mes jambes. Tu m’embrasses, tu es très animal.

Tu enfonces ta langue dans ma bouche, tes lèvres sont fixées aux miennes. Tu danses. Tu danses de plus en plus fort.

Tu prends de la salive dans nos bouches pour les porter à ta main. Tu lubrifies ton sexe. Ton regard me demande. Le mien te hurle d’y aller, je te supplie.

Tu entres rapidement, j’ai mal. Ton sexe est gros. Très gros. Tu m’embrasses et tu me dis que ça va aller. Oui ça va aller. Tu fais quelques va et vient plus calmement. Comme pour m’habituer et faire place. Je couine légèrement. Puis je te sens amoureux et bestial, je pose mes mains sur tes fesses, je te guide, c’est à moi de décider de la cadence. Je te dis d’aller fortement, de plus en plus fort. Tu me baises. C’est extrêmement brûlant. C’est comme ça que j’aime que tu fasses. Que tu danses en moi. C’est électrique, c’est un tourbillon, on ne s’arrête plus. Tu vas de plus en plus vite, je hurle de plaisir. Je couine. Je te supplie de jouir au fond. Tout au fond.
Tu accélères, tu me dis que tu vas exploser. Je m’ouvre à toi, encore et encore. Tes mains m’étouffent le cou.

Tu exploses en moi et m’inonde. Tu t’écroules sur moi. Ton dos est trempé. J’explose de rire, je t’ai fais jouir.